Voyage

Quoi visiter en Corée du Sud selon ton style de voyage ?

Quoi visiter en Corée du Sud selon ton style de voyage ?

Ce que vous devez savoir sur visiter la Corée du Sud

  • Séoul concentre l’essentiel du tourisme, mais Gyeongju, Busan et Jeju offrent des expériences radicalement différentes et souvent plus mémorables.
  • Le palais Gyeongbokgung, construit en 1395 sous la dynastie Joseon, s’explore à moins de 2 euros (3 000 wons) — porter le hanbok à l’entrée donne accès gratuit.
  • Le Korea Rail Pass (KR Pass) de Korail permet de relier Séoul, Gyeongju, Busan et Jeonju en 10 jours sans réserver chaque billet individuellement.
  • Le volcan Hallasan (1 950 m) sur l’île de Jeju est le plus haut sommet de Corée du Sud : comptez 8 à 10 heures aller-retour pour l’ascension complète.
  • L’application Naver Maps est indispensable sur place : Google Maps ne couvre pas correctement les transports locaux ni les restaurants coréens.

Sept ans de route, et la Corée du Sud reste l’une des destinations qui m’a le plus déstabilisé. Pas parce que c’est difficile, mais parce que je m’attendais à quelque chose de prévisible et j’ai trouvé tout le contraire. Quoi visiter en Corée du Sud ? C’est la question que je me posais mal avant de partir. La vraie question, c’est : par quel angle tu veux l’aborder ?

Ce pays fait 100 000 km² pour 52 millions d’habitants. La densité urbaine de Séoul est parmi les plus fortes au monde. Pourtant, en deux heures de train, tu es dans des temples montagnards où personne ne parle anglais.

Selon l’Organisation mondiale du tourisme, la Corée du Sud a accueilli plus de 17 millions de visiteurs étrangers en une seule année. La grande majorité concentre son séjour sur Séoul et Gyeongju. C’est une erreur que beaucoup regrettent une fois sur place.

Séoul : par où commencer quand on arrive pour la première fois ?

Skyline illuminé de Busan la nuit en bord de côte

Séoul est une ville qui dévore les plans. Tu prévois le palais Gyeongbokgung en matinée, et tu te retrouves à errer dans Bukchon Hanok Village jusqu’au coucher du soleil. C’est normal. Accepte la déviation.

A LIRE :   Peut-on vraiment visiter Boston en 2 jours ?

Le palais Gyeongbokgung reste le point de départ le plus logique. Construit en 1395 sous la dynastie Joseon, il donne immédiatement le contexte historique du pays. L’entrée coûte 3 000 wons, soit moins de 2 euros. Porte le hanbok (costume traditionnel) à l’entrée et tu passes gratuitement !

Myeongdong, Hongdae, Itaewon : trois quartiers, trois ambiances complètement différentes. Myeongdong pour la street food et les soins cosmétiques, Hongdae pour la jeunesse et les concerts de rue, Itaewon pour les restaurants non coréens. Ne fais pas tout en une journée.

Namsan Tower et les marchés nocturnes

La N Seoul Tower (Namsan Tower) offre une vue à 360° sur l’ensemble de la ville. Le téléphérique monte en moins de 5 minutes. Évite le week-end en soirée si tu veux profiter du panorama sans file d’attente de 40 minutes.

Un seul soir à Séoul ? Fais le marché de Gwangjang, rien d’autre. Fondé en 1905, c’est l’un des plus anciens marchés couverts du pays. Les bindaetteok (galettes de haricots mungo) et les tteokbokki y sont préparés devant toi. Mange debout, au comptoir, comme tout le monde.

Que faire en dehors de Séoul pour vraiment visiter la Corée du Sud ?

Rester uniquement à Séoul, c’est visiter Paris sans aller dans le reste de la France. La Corée du Sud en dehors de la capitale réserve des surprises que beaucoup de voyageurs ratent par manque de temps ou d’informations.

Gyeongju est surnommée “le musée à ciel ouvert” de Corée. Ancienne capitale du royaume Silla pendant près de mille ans, la ville concentre des tumulus royaux, des pagodes et le complexe de Bulguksa, classé à l’Unesco. En train KTX depuis Séoul, tu arrives en 2h15.

Le parc national de Seoraksan figure parmi les paysages naturels les plus photographiés du pays, selon le Korea Tourism Organization. 🏔️ Les randonnées vers Daecheongbong (1 708 m) ou Ulsanbawi s’adressent aussi bien aux marcheurs occasionnels qu’aux randonneurs aguerris. Et l’automne y est franchement spectaculaire.

Busan mérite au moins trois jours. Le temple Haedong Yonggungsa, construit directement sur les rochers face à la mer, est l’un des rares temples marins du pays. Le marché aux poissons de Jagalchi, le plus grand de Corée du Sud, te donnera une idée de ce que les Coréens mangent vraiment au quotidien.

A LIRE :   Voyager léger en cabine, c'est vraiment possible pour 3 semaines ?

Jeju : vaut-elle vraiment le détour ?

Jeju est souvent présentée comme le Hawaii coréen. Ce n’est pas faux, mais c’est incomplet. L’île de Jeju-do combine des paysages volcaniques, des plages noires, des champs de canola jaune et des falaises de lave spectaculaires.

Le volcan Hallasan (1 950 m) est le plus haut sommet de Corée du Sud. L’ascension complète prend entre 8 et 10 heures aller-retour. Les chemins Eorimok et Gwaneumsa sont les plus fréquentés. Prévois des chaussures imperméables, même en plein été.

Les haenyeo, plongeuses traditionnelles de Jeju, sont inscrites au patrimoine immatériel de l’Unesco depuis 2016. Les voir travailler depuis les rochers de la côte sud est une expérience qui ne ressemble à rien d’autre en Asie. Ne rate surtout pas ça !

Quelle ville visiter en Corée du Sud selon ton style de voyage ?

Chaque voyageur ne cherche pas la même chose. Voilà comment je résume les grandes options selon ce que tu veux vraiment en tirer.

Ville Point fort Durée idéale
Séoul Culture urbaine, gastronomie, K-pop 5 à 7 jours
Busan Plages, marché de poissons, ambiance portuaire 3 à 4 jours
Gyeongju Histoire, tumulus royaux, temples Silla 2 jours
Jeonju Village hanok, gastronomie, bibimbap originel 1 à 2 jours
Jeju Nature volcanique, randonnée, plages noires 3 à 5 jours

Jeonju est ma recommandation personnelle pour un voyage court. Le village hanok de Jeonju concentre plus de 700 maisons traditionnelles en parfait état. Le bibimbap de Jeonju est reconnu par les Coréens eux-mêmes comme la version originale du plat. Une journée suffit, deux sont mieux.

Les endroits à visiter en Corée du Sud que tout le monde zappe

Les guides touristiques classiques listent les mêmes dix endroits depuis des années. Il y a fort à parier que tu connais déjà Gyeongbokgung et la tour N Seoul. Voilà ce que peu de voyageurs ajoutent à leur programme quand ils visitent la Corée du Sud.

  • La zone démilitarisée (DMZ) à 55 km de Séoul : une expérience géopolitique sans équivalent en voyage. Les visites guidées partent de Séoul chaque matin. Le Joint Security Area (JSA), où soldats nord et sud-coréens se font face à quelques mètres, est accessible sur réservation.
  • Suwon et la forteresse Hwaseong : classée à l’Unesco, construite à la fin du XVIIIe siècle, souvent sautée parce que trop proche de Séoul. C’est une erreur. Métro direct depuis Séoul, 45 minutes de trajet.
  • Le parc national de Jirisan : premier parc national désigné de Corée du Sud. Moins médiatisé que Seoraksan, plus sauvage, beaucoup moins fréquenté par les touristes étrangers.
  • Tongyeong : une ville portuaire de la côte sud, découverte par accident lors de mon deuxième séjour. Le câble car au-dessus de la baie, les îles environnantes en ferry, les fruits de mer servis directement sur les quais. Un endroit à visiter en Corée du Sud qui vaut largement le détour.
A LIRE :   Randonnée au barrage de Roselend : quel itinéraire te convient vraiment ?

Skyline de Séoul la nuit avec la Lotte World Tower

Comment organiser sa visite en Corée du Sud sans perdre de temps ?

Deux semaines permettent de couvrir beaucoup de terrain sans se précipiter. Avec moins de 10 jours, choisis une seule région et creuse vraiment.

Le Korea Rail Pass (KR Pass) de Korail donne accès aux trains KTX (grande vitesse), Mugunghwa et ITX sur tout le réseau national. En 10 jours avec un pass, tu relies Séoul, Gyeongju, Busan et Jeonju sans chercher des billets individuels à chaque étape. Achète-le avant de partir, le tarif hors-Corée est plus bas.

💡 L’application Naver Maps est indispensable pour visiter la Corée du Sud. Google Maps ne couvre pas correctement les transports locaux ni les restaurants. Naver Maps fonctionne en anglais depuis les paramètres et indique les lignes de bus, de métro et les temps de marche réels avec une précision que j’ai rarement vue en 7 ans de voyage.

Budget serré ? Le transport en commun coréen est parmi les moins chers d’Asie. Pour les logements, les guesthouses hanok proposent des chambres avec ondol (sols chauffants traditionnels) à des tarifs très corrects. Airbnb et Booking ont tous les deux une offre solide sur les grandes villes. Séoul reste plus abordable que Tokyo ou Singapour pour un niveau de service comparable. Si vous voulez comparer avec d’autres budgets de voyage en dehors de l’Asie, l’article sur ce que coûte vraiment un voyage en Tanzanie donne un bon point de repère.

Pour vraiment visiter la Corée du Sud, mange dans les cantines d’employés de bureau, prends le métro à l’heure de pointe, assieds-toi dans un jjimjilbang (bain public coréen) à 23h. Réserve tes hébergements à l’avance pour Séoul et Jeju en haute saison, de la même façon qu’on anticipe les incontournables à réserver avant de partir à Rome : certains sites se remplissent des semaines en avance. Garde du vague dans le programme. Tu trouveras toujours une raison de rester un jour de plus. C’est garanti !